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REP 17 - Les grands praticiens risquent-ils de perdre leur réputation?

Shenda Tanchak

Ce blogue a été publié le 20 janvier, 2016 ici. Le Contenu est publié de nouveau avec la permission de l’Ordre des physiothérapeutes de l’Ontario.

 

Un grand titre de BBC a récemment attiré mon attention : « Le dopage des athlètes : qu’arrivera-t-il si le sport n’inspire plus confiance? »*

L’article portait sur les résultats d’une commission indépendante mise sur pied par l’Agence mondiale antidopage, mais il aurait tout aussi bien pu porter sur notre profession. Il aurait pu être question des physiothérapeutes.

Je me dois de citer le prochain extrait, qui m’a profondément interpellée : « ...le sport n’est pas régi par la gouvernance qu’il mérite. Le terme gouvernance est ennuyeux… (mais) il est essentiel d’avoir une bonne gouvernance. Autrement, nous nous faisons tous arnaquer.

« Les sportifs se font extorquer leur carrière, leur réputation, leur avenir.

« Nous, passionnés de sports, sommes dépouillés de notre confiance, de notre énergie émotionnelle et de nos largesses financières. »

C’est exactement ce que je ressens au sujet de la réglementation de la physiothérapie.

Vous êtes si nombreux à être extraordinaires.

Vous placez vos patients d’abord.

Vous travaillez d’arrache-pied pour pouvoir ajouter une personne à votre horaire chargé.

Vous évaluez vos patients soigneusement et les réévaluez régulièrement.

Vous facturez en toute justice.

Vos publicités sont honnêtes et distinguées.

Vous vous tenez au courant de l’évolution des offres de traitement et du savoir.

Vous ne conseillez pas à vos patients de venir à des séances dont ils n’ont pas vraiment besoin.

Vous vous souciez d’eux.

Mais il y en a quelques-uns qui tournent les coins ronds dans leurs traitements, qui bafouent les normes et enfreignent la loi.

Il est vrai que la gouvernance est un mot ennuyeux (pas pour moi, mais je comprends que vous le pensiez), mais il est essentiel d’avoir une bonne gouvernance, pour éviter que les excellents praticiens perdent leur réputation.

Nos activités en matière d’établissement des normes, de gestion de la qualité et de conduite professionnelle sont notre assurance contre l’intrusion des fraudeurs.

On entend de plus en plus d’histoires sur le recours abusif aux assistants-physiothérapeutes, l’absence de perfectionnement professionnel continu, la fraude à l’assurance et les nouveaux diplômés incapables de se trouver un emploi s’ils n’acceptent pas de contrevenir aux règles. Dans ce contexte, il est plus important que jamais de prôner une bonne réglementation pour que la profession conserve sa réputation de discipline de la santé aux habiletés et à l’ensemble de connaissances uniques et essentielles.

Faites quelque chose.

Signalez les collègues qui, en toute honnêteté, vous semblent ne pas respecter leurs obligations professionnelles.

Participez à des consultations publiques. 

Participez au conseil de l’ordre ou devenez membre de votre association professionnelle.

La participation est un autre moyen de protéger vos patients qui, s’ils n’ont pas l’impression de pouvoir vous faire confiance, arrêteront de venir vous voir.

Je veux vous proposer une autre citation. Dites-moi si vous voyez le parallèle avec la physiothérapie :

« Le sport ne peut survivre que si nous continuons tous à nous y intéresser. Nous nous y intéressons parce que nous y croyons. Si cette confiance disparaît, tout le reste tombe aussi. »

[1] www.bbc.com/sport/34767962

 

Par Shenda Tanchak, JANUARY 20, 2016

@CollegeofPTs
 

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