Retour à tous

Kathy Davidson Pht, présidente du comité directeur et directrice générale de l’AEPC; Chantal Lauzon Pht, gestionnaire principale de la pratique à l’ACP; Amy Stacey, ancienne présidente de l’ANAP
 

Certains d’entre vous ne savent peut-être pas qu’au Canada les assistants-physiothérapeutes (AP) suivent de plus en plus souvent le même programme d’enseignement que les assistants-ergothérapeutes (AE) et qu’ils obtiennent un « diplôme assistant de l’ergothérapeute et assistant du physiothérapeute ». Ces personnes exercent ensuite la profession d’AE, d’AP ou une combinaison d’AE‑AP. On les appelle des AE-AP, ou des AE, ou des AP, et bien d’autres sont appelés des assistants en réadaptation, des assistants en thérapie, ou ont un titre différent selon le lieu de travail. Certains assistants travaillent non seulement comme AE ou AP, mais fournissent aussi de l’aide aux orthophonistes, ou dans le cadre d’activités récréatives agissent comme assistants-récréothérapeutes.

 

Vous savez sans doute que les assistants ne sont pas réglementés au Canada (sauf au Québec) et qu’ils doivent travailler sous la supervision d’un ergothérapeute ou d’un physiothérapeute agréé. Mais saviez-vous qu’on peut faire une demande d’agrément pour les programmes d’enseignement pour les AE-AP auprès du Programme d’agrément de l’enseignement à l’assistant de l’ergothérapeute et à l’assistant du physiothérapeute (PAE AE & AP)? Vingt-neuf programmes d’enseignement AE-AP publics et privés au Canada sont soit agréés, soit candidats en attente de leur première évaluation en vue de l’agrément. Offert depuis 2012, le programme d’agrément a permis une plus grande uniformité dans les compétences des diplômés qui entrent en pratique. Ceux qui ont suivi un programme agréé posséderont certainement toutes les compétences énoncées dans le profil des compétences des AP ou dans celui des AE. Si vous travaillez avec un AE-AP d’un programme agréé, assurez-vous de tirer pleinement parti de son potentiel – il a beaucoup à offrir!

 

Il y a quelques années, plusieurs d’entre nous (certains prenaient part au processus d’agrément et d’autres étaient parties prenantes de l’agrément) avons constaté qu’à mesure que le profil et les compétences des AE-AP étaient plus reconnus dans les soins de santé, des questions étaient soulevées et qu’on devait en discuter. Cependant, il n’y avait pas vraiment de groupe structuré qui représentait les AE-AP ou un forum où ces questions – supervision, réglementation, titre, représentation et beaucoup d’autres sujets qui touchent à la fois les AE-AP praticiens et ceux qui interagissent avec eux – pouvaient être abordées.

 

Nous avons créé un comité directeur au début de 2016 – les membres représentent : l’ACP et l’Assemblée nationale des assistants-physiothérapeutes (ANAP), l’Association canadienne des ergothérapeutes (ACE), le Canadian Occupational Therapist Assistant and Physical Therapist Assistant Educators Council (COPEC), le PAE AE & AP, Agrément de l’enseignement de la physiothérapie au Canada (AEPC), l’Alliance canadienne des organismes de réglementation de la physiothérapie (ACORP), l’Association canadienne des organismes de règlementation en ergothérapie (ACORE), et les AE-AP praticiens. Nous voulions trouver une façon de donner une voix aux AE-AP, voir comment leur pratique pourrait évoluer au cours des 5 à 10 prochaines années, et dégager un consensus quant à la meilleure façon de maximiser leur contribution au système de soins de santé du Canada à l’avenir. Jusqu’à maintenant, nous avons réalisé deux sous-projets (Phase 1 et Phase 2) qui ont suscité tellement de participation et de réactions positives que nous sommes convaincus que nos objectifs trouvent un écho chez plusieurs personnes. 
 

Phase 1

À l’automne 2017, comme point de départ, nous avons distribué un sondage au plus grand nombre possible de personnes trouvées par l’intermédiaire de nos groupes d’intervenants. Les questions du sondage portaient sur divers sujets comme le contexte de pratique (où travaillent les AE-AP, où devraient-ils travailler?), la supervision (la supervision indirecte est-elle acceptable ou les AE et les AP doivent-ils être supervisés directement?), la réglementation (devons-nous nous concentrer là-dessus, la réglementation est-elle importante ou non pour les intervenants?), ainsi que sur les ressources requises pour la pratique actuelle et future des AE-AP. Nous voulions savoir s’il y avait des points de vue divergents sur la façon dont les AE-AP pratiquent en ce moment et sur la façon dont ils devraient pratiquer à l’avenir. Nous avons reçu plus de 1500 réponses à notre sondage de la part d’ergothérapeutes, de physiothérapeutes, et d’AE-AP (éducateurs, organismes de réglementation, cliniciens, employeurs) et ÉNORMÉMENT de commentaires pour orienter la phase 2.
 

Phase 2

En 2018, le comité directeur a été heureux de recevoir du financement de la part de l’ACP, de l’ACE et de l’ACORP pour retenir les services d’iTracks, une entreprise qui anime des groupes de discussion en ligne. Après avoir examiné les réponses au sondage en portant une attention particulière à celles qui laissaient supposer des divergences d’opinions entre les groupes d’intervenants ou les personnes, et avec l’aide de Garnette Weber d’iTracks, le comité directeur a mis au point une série de questions qui nous aideraient à travailler pour atteindre un consensus sur les sujets où nous avions constaté le plus d’opinions divergentes. Nous avons obtenu l’approbation éthique de l’Université de Colombie-Britannique et avons lancé un vaste appel à volontaires prêts à participer à cinq jours de discussion en ligne (les participants devaient s’engager à se connecter au moins trois fois par jour pendant les cinq jours pour lire et répondre aux questions qui étaient posées, ainsi qu’aux commentaires publiés par les autres participants). Plus de 430 personnes (employeurs; patients; éducateurs en ergothérapie, en physiothérapie, et des programmes de formation des AE-AP; organismes de réglementation de l’ergothérapie et de la physiothérapie; ergothérapeutes; physiothérapeutes; AE; AP; et AE-AP) ont répondu vouloir participer. Nous avons envoyé des formulaires de consentement à un échantillon représentatif et 120 formulaires nous ont été renvoyés. Pendant les sessions en ligne, 100 participants qui avaient soumis leur formulaire de consentement se sont connectés pour prendre part aux discussions. Leur engagement nous a tellement encouragés!
 

Les discussions ont généré plus de 900 pages de transcription que Garnette d’iTracks a transformées en document de synthèse final de 50 pages. Le comité directeur est en train de prendre connaissance de l’information et de l’assimiler; il envisage de produire un sommaire qui sera largement diffusé, avec les messages clés tirés des données. Nous voulons nous assurer que nos participants, nos bailleurs de fonds, et nos intervenants sont conscients de la valeur de leur participation. Les messages clés nous aideront à avoir une vision claire de ce à quoi l’état futur de la pratique des AE-AP devrait ressembler, des étapes pour y parvenir, et finalement de comment les AE-AP peuvent renforcer le plus efficacement la prestation de soins de santé au Canada.
 

Transfert des connaissances

Les membres du comité directeur profitent de différentes occasions pour décrire le travail en cours. Les résultats du sondage de 2017 ont été présentés lors de la journée de formation de la Therapy Assistant Association of Alberta (THAAA) en avril 2018, au Congrès Montréal18 de l’ACP, et dans l’édition novembre-décembre 2018 de la revue Pratique de la physiothérapie. Certains d’entre nous feront une présentation au Congrès de la World Confederation for Physical Therapy (WCPT) et à la Conférence du International Network of Physiotherapy Regulatory Authorities (INPTRA) en mai 2019, à Genève; alors que d’autres feront une autre présentation à la THAAA et une présentation au Congrès de l’ACE en mai 2019. 
 

Remerciements

Le comité directeur (Heather Cutcliffe, Kathy Davidson, Alison Douglas, Chantal Lauzon, Denis Pelletier, Amy Stacey, Grace Torrance, Amanda Walton) a beaucoup de personnes et d’organismes à remercier pour leur contribution aux progrès réalisés. Il s’agit de l’ACP, de l’ACE et de l’ACORP pour le soutien financier, de tous les organismes parrains du comité directeur – ACORE, AEPC, ACE, ACP, ACORP, ANAP, COPEC, PAE AE & AP – pour leur contribution en nature (temps du personnel pour travailler sur ce projet), et de Garnette Weber d’iTracks pour l’efficacité avec laquelle elle a facilité les discussions puis les a résumées. Enfin, et surtout, nous voulons remercier tous les participants (au sondage et aux discussions), pour tout le temps qu’ils ont consacré à guider le travail qui nous faisons. Vos contributions auront une influence sur le travail des parties prenantes pour de nombreuses années. Nous comptons vous communiquer plus d’information et nos messages clés bientôt.
 

Appel à l'action

Si vous travaillez avec un assistant-physiothérapeute, demandez-lui s’il est membre de l’ACP. Saviez-vous que l’ACP a une catégorie d’adhésion pour les AP? S’il n’est pas membre, veuillez lui faire part de ce que l’ACP fait pour défendre les intérêts des AP; vous pouvez faire suivre ce billet de blogue et partager l’article du numéro de Pratique de la physiothérapie sur l’excellence (vol. 8, no 6, p. 23‑27) et l’inviter à devenir membre de l’ACP. Nous sommes #plusfortsensemble!

 

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