Retour à tous

Chantal Lauzon, P.T., Senior Practice Manager, CPA

Lorsqu’on interviewe les régulateurs et les dirigeants des sections au sujet de la fraude, de l’abus et du gaspillage, les mêmes deux messages ressortent :

1. Les choses tournent mal lorsque les gens font passer leurs besoins avant ceux de leurs patients.

2. Puisque nous sommes une profession autoréglementée, nous devons signaler les mauvais comportements les uns des autres.

La profession de la physiothérapie (et du milieu de la santé en général) repose sur l’altruisme. La plupart d’entre nous deviennent physiothérapeutes pour aider autrui.

Bien sûr, nous devons être rémunérés convenablement pour nos connaissances, nos habiletés, notre temps et notre formation.

Cependant, lorsque la rémunération prend plus d’importance que les besoins du patient en face de vous, vous franchissez une ligne éthique qui pourrait vous mettre dans l’eau chaude. Ou pire encore.

En traitant le régime d’assurance plutôt que le patient, on franchit une ligne. Le dispensateur fait passer ses besoins avant ceux du patient. Traiter le régime d’assurance au lieu de soigner le patient peut ressembler à ce qui suit :

Alors, comment s’assurer d’agir dans le respect de l’éthique?

Qui décide ce qui est bien ou mal?

Une solution

La première ressource qui me vient à l’esprit c’est l’ordre (l’organisme de réglementation provincial). Des ressources et les normes de pratiques figurent dans son site Web. Certains des plus gros ordres sont dotés de conseillers en pratique qui vous aident à résoudre les situations difficiles.

Le code d’éthique de l’ACP est une autre ressource qui peut orienter votre pratique. Prenez le temps de l’analyser, surtout si vous êtes aux prises avec des dilemmes éthiques.

Il y a également des règles à respecter. Si votre pratique inclut des programmes financés par les fonds publics, par des régimes d’assurance maladie complémentaire, par des régimes d’assurance automobile ou par des régimes d’assurance accident de travail, vous devez respecter des règles différentes à l’égard de chacun d’eux. Assurez-vous de connaître les règles et de vous tenir au courant des changements.

L’ignorance n’est pas une excuse valable.

Comment peut-on demeurer les bras croisés et laisser des collègues agir de manière contraire à l’éthique?

L’Alliance a annoncé les résultats de son enquête sur un candidat qui avait forgé les résultats de ses examens de compétence en physiothérapie et des sanctions qu’il lui imposait (le 19 mai 2016). Ce candidat ne sera pas admissible à exercer la physiothérapie au Canada.

C’est un exemple extrême.

Que faire lorsque notre employeur, notre collègue ou notre concurrent se conduit de manière contraire à l’éthique?

Un jour ou l’autre, en qualité de professionnels de la santé autoréglementés, nous devons nous dénoncer les uns les autres pour conserver une réputation positive auprès des Canadiens.

Ce peut être anxiogène.

Comment décidez-vous du moment de vous exprimer et à qui vous adressez-vous?

Commencez par l’une des pistes suivantes :

Rappels

Connaissez vos droits et vos responsabilités.

Respectez vos normes de pratique.

Si on vous demande de faire quelque chose qui n’est pas dans les règles, écoutez votre instinct.

Révisez les règles.

Parlez.

Dites non.

Votre intégrité et votre réputation professionnelles sont trop importantes pour que vous OMETTIEZ de les protéger.

D’autres lectures sur la dénonciation

L’Association des infirmières et infirmiers du Canada propose une bonne ressource sur la dénonciation.

 

À votre tour

  1. Êtes-vous en désaccord avec l’idée de « faire cet appel »? Pourquoi? Qu’y a-t-il en jeu?
  2. Quel conseil donnez-vous pour en aider d’autres à s’y retrouver dans ce domaine délicat?
     

 

Par Chantal Lauzon, pht. Gestionnaire de pratique principale, ACP

 

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