Retour à tous

Retour aux Jeux olympiques: Comment la physiothérapie a aidé un athlète de calibre mondial à effectuer un retour sur les pentes

En mars 2017, Mark McMorris, un planchiste professionnel canadien détenteur de quinze médailles des X Games et d’une médaille olympique, s’est retrouvé à l’hôpital après avoir heurté un arbre dans un grave accident dans l’arrière-pays à Whistler, en Colombie-Britannique. Il a souffert d’une rupture de la rate, d’une fracture stable du bassin, de fractures aux côtes, d’un affaissement du poumon gauche, d’une facture de la mâchoire et d’une fracture du bras gauche. Il était terrifié à l’idée de ne plus jamais pouvoir remonter sur sa planche en raison de toutes ces blessures.  

Le physiothérapeute Damien Moroney a joué un rôle de premier plan dans le rétablissement de Mark. Damien, un physiothérapeute de Vancouver, est membre de l’ACP depuis 1992 et a travaillé étroitement avec des athlètes professionnels et des athlètes de l’équipe nationale. Il occupe actuellement trois principaux rôles professionnels.  

Damien est le directeur des services de réadaptation et est membre de l’équipe de la haute direction de Fortius Sport and Health, un centre de développement des athlètes à Burnaby, en C.-B. Leur objectif principal est d’optimiser la performance des athlètes pour toute la vie, partant du constat que quiconque avec un objectif et une motivation est un athlète.

Il travaille aussi avec Red Bull Canada™ comme consultant auprès des athlètes de haut niveau. Il offre des services de réadaptation, de préparation à un événement et d’aide à la performance aux athlètes qu’ils commanditent.

Finalement, Damien est membre du noyau de leadership et est consultant en réadaptation chez B2Ten. Cette organisation s’implique auprès des athlètes de l’équipe olympique nationale, des programmes et des services de soutien pour aider les athlètes élite à mieux performer, favoriser le perfectionnement professionnel et améliorer l’organisation.

Nous avons récemment eu l’occasion de parler à Damien au sujet de sa carrière et du travail qu’il a fait avec Mark. 

 

 

1. Pourquoi avez-vous choisi la physiothérapie comme carrière?

Très jeune, j’ai été exposé à la physiothérapie et cela m’intéressait parce que ma mère est physiothérapeute. Elle a travaillé auprès d’enfants souffrant de troubles du développement dans un centre de développement de l’enfance. Quand j’étais à l’école primaire et que j’avais des journées de congé, j’allais au Centre avec elle. J’ai appris à connaître les enfants en plus de mieux comprendre son rôle et la profession de physiothérapeute. J’ai aimé le défi enrichissant d’aider les gens à maximiser leur récupération physique dans milieux et des conditions médicales des variés. Tout de suite après avoir reçu mon diplôme d’études secondaires, j’ai décidé de présenter une demande pour le programme de physiothérapie de l’Université de l’Alberta et j’ai été accepté. J’ai trouvé qu’il y avait là une occasion de poursuivre une carrière qui était plus intéressante pour chaque personne inscrite au programme.

 

 

2. Pouvez-vous nous parler du centre intégré de développement des athlètes de Fortius Sport and Health?

Fortius est un institut multidisciplinaire où on retrouve : des spécialistes en médecine sportive, des massothérapeutes, des chiropraticiens et des physiothérapeutes, des nutritionnistes, des spécialistes en optométrie sportive, des services de performance mentale, un laboratoire de biomécanique et de physiologie, un gymnase et un terrain de soccer extérieur et de l’hébergement pour les athlètes, les équipes et les clients. L’objectif de Fortius est de travailler avec les athlètes de la pathologie ou la blessure jusqu’à l’aide à la performance. Il s’agit ici de transférer les structures, les idées et les meilleures pratiques d’environnements de haute performance à un modèle de communauté durable. C’est une ressource qui est ouverte et accessible à tous les membres de la communauté ayant un intérêt pour la santé, le bien-être et l’entraînement.

 

 

3. Comment et quand avez-vous rencontré Mark McMorris pour la première fois?

J’ai rencontré Mark en 2012 quand je travaillais pour Red Bull ™ comme consultant auprès des athlètes de haut niveau. Mark était déjà un planchiste de compétition accompli et venait de remporter l’or aux deux compétitions des X Games auxquelles il avait participé. J’ai été engagé pour fournir une analyse des écarts de performance qui nous permettrait de cibler et de nous concentrer sur les éléments avec lesquels nous pourrions l’aider en vue des prochaines compétitions et d’améliorer ultimement sa préparation pour les Olympiques. J’ai évalué son entraînement hors neige et comment il pourrait décupler ses forces, produire plus d’énergie, avoir une meilleure absorption, développer une plus grande mobilité, durabilité et viabilité. Nous avons commencé à travailler ensemble lors d’activités sportives; examinant comment améliorer sa préparation et sa régularité dans son approche de la compétition.

 

 

4. Pouvez-vous me parler d’autres blessures pour lesquelles vous avez aidé Mark dans sa réadaptation?

Malheureusement, Mark a subi de graves blessures…

Aux X Games de 2014, pendant l’épreuve finale avant les Jeux olympiques de Sotchi, il se casse une côte en tombant sur une rampe C’était le 26 janvier et les épreuves de qualification pour les Olympiques étaient le 6 février. Heureusement, grâce à des consultations approfondies avec les médecins de l’équipe médicale canadienne, il a été déterminé qu’il pouvait participer sans risque à la compétition s’il se sentait prêt. Félicitations au Dr Rod French, au Dr Jim Bovard et au Dr Bob McCormack pour leur soutien et leur aide tout au long du processus! Il ne restait plus que neuf jours et nous devions passer quatre jours en avion pour nous rendre en Autriche. Nous devions ensuite nous rendre en Russie, puis au village olympique. C’était un défi, mais nous avons tout simplement repoussé les limites chaque jour, avons maintenu la mobilité dans la colonne et les hanches, avons essayé de maintenir son niveau d’énergie, avons fait des étirements dans le sauna, sommes allés dans la piscine, avons recommencé à aller au gym et il est tranquillement remonté sur sa planche. Il a dû sauter la première séance d’essais officielle puisqu’il regagnait tranquillement la confiance nécessaire pour gérer le stress que généraient les sauts et les rampes qui caractérisent le parcours de slopestyle. Mark s’en est sorti et a remporté la médaille de bronze… un effort assez héroïque de sa part.
 

Nous avons aussi dû travailler pendant huit mois pour permettre à Mark de se remettre d’une intervention chirurgicale pour réparer une fracture du fémur, une blessure qu’il a subie à une compétition de big air à Los Angeles en février 2016. Mark s’envole à Burnaby pour travailler avec une équipe intégrée de praticiens pour développer à nouveau sa mobilité, sa force, sa puissance et sa forme physique.

En novembre 2016, il est de retour dans la compétition et réussit la réception d’un frontside triple cork 1440 (3 sauts périlleux désaxés et 4 rotations complètes de 360°), pour remporter l’épreuve préolympique de big air en snowboard à Pyeongchang, en Corée.

Lisez cet article du Globe and Mail pour avoir plus de détails sur cette blessure et la convalescence de Mark.

 

 

5. Quel était votre plan d’action pour que Mark revienne comme il était avant l’accident de 2017?

La blessure est survenue le 25 mars 2017. Il avait l’avantage de déjà compter parmi les athlètes formant l’équipe olympique 2018 sur la base de ses résultats de compétition depuis sa fracture du fémur. Grâce à cette assurance, il n’a pas eu à subir la pression supplémentaire de compétitionner pour avoir la chance de représenter le Canada au sein d’une équipe d’athlètes de planche à neige très compétitifs et accomplis. Le Canada comptait parmi ses athlètes six des dix meilleurs athlètes masculins au monde et ne pouvait en envoyer seulement quatre aux Jeux. Le fait d’être présélectionné a certainement donné la chance à Mark d’avoir plus de temps pour se préparer aux Jeux tout en subissant moins de pression.

Lorsque nous avons évalué et discuté de chaque blessure individuellement, la récupération et le retour à la planche étaient possibles. Cela ne voulait pas dire que nous pensions qu’il allait pouvoir retourner faire des compétitions de planche, mais nous étions optimistes quant à son retour potentiel sur les pentes.

Tout ce qu’il pouvait faire, c’était d’y aller étape par étape et de passer à travers tout le processus de rétablissement. Nous avons engagé une équipe de praticiens extraordinaires qui pouvaient régler les nombreuses blessures et les limitations physiques de Mark. Nous avons élaboré un plan qui favorisait : la guérison osseuse, le développement du système énergétique, les conseils nutritionnels, la mobilité globale, la force fonctionnelle et le développement de la force, en tenant compte des exigences spécifiques de la planche à neige acrobatique.

Chaque aspect progressait plus vite qu’on pourrait le croire et cela nous permettait de continuer à charger et à accentuer les demandes faites à son corps. Mark s’est acquitté de ce qu’il avait à faire avec beaucoup d’application. Nous étions passés par plusieurs convalescences importantes, il comprenait donc qu’il y aurait des hauts et des bas tout au long du processus. Nous avions un objectif, une vision et un plan. Nous devions construire sur les réussites et atténuer les échecs. Nous allions nous ajuster aux résultats ou à la progression pour continuer sur cette voie. Mark a continué à s’améliorer et à reprendre confiance. À partir de là, il s’agissait de retourner au parc de planche à neige pour voir s’il avait les outils physiques et mentaux pour être encore compétitif. On est vraiment dans l’inconnu jusqu’à ce qu’on retourne sur la planche et qu’on recommence à faire ces grands sauts.

La capacité physique de guérison de Mark et sa capacité mentale de se concentrer et de se relancer dans un environnement très compétitif sont vraiment extraordinaires. En novembre 2017, il est retourné à la compétition en Chine au Air & Style de Pékin. Ce retour s’est produit seulement huit mois après l’Accident. Il a non seulement été capable de répondre aux grandes exigences d’une compétition internationale d’élite, il a remporté la compétition! 

 

 

6. Vos séances quotidiennes duraient 3-4 heures, en quoi consistaient-elles? Quels sont les défis ou les échecs auxquels vous avez dû faire face?

J’ai peut-être dirigé l’équipe, mais le progrès rapide et le résultat final de cette réadaptation qui s’est avéré un succès ont été rendus possibles grâce à l’engagement et le dévouement de nombreux praticiens de talent. Un grand merci à Amanda Kriebel, Erik Yuill, Kobi Jack, Richard Hawes, Sean McKeown, Beth Gnatiuk et Jeremy Sheppard.

En général, Mark avait deux séances par jour avec une pause entre les deux pour refaire le plein et se reposer. Nous élaborions un plan hebdomadaire sur la façon d’optimiser chaque bloc de rétablissement. Ce plan comprenait des séances d’hydrothérapie dans la piscine pour les mouvements fonctionnels (p. ex., faire des flexions des jambes, faire des fentes avant, se tenir en équilibre sur une seule jambe, sauter) et le tapis roulant sous l’eau pour passer d’une marche avec une réduction de la masse corporelle de 80 % à un sprint à 8,5 miles à l’heure contre des jets d’eau. Le plan comprenait aussi du Pilates individuel en clinique avec un instructeur physiothérapeute pour gagner de la force par l’amplitude. Il utilisait le yoga, la respiration et la pleine conscience pour faciliter le mouvement et la santé mentale. Des séances de chiropractie et de massothérapie optimisaient la mobilité des tissus mous dans tout le corps. Il y avait des tests planifiés de science sportive périodiques dans le laboratoire afin de recueillir des données pour orienter l’entraînement et le rétablissement. Cela se faisait à l’aide de plaques à deux forces pour mesurer la puissance de ses sauts, son absorption des chocs ou sa force réactive ou à l’aide de tests physiologiques de son système énergétique sur un vélo ou un tapis roulant.

Défis : Une réadaptation longue et importante représente tout un travail. La difficulté réside dans le stress physique continu et le maintien de la concentration requise pour continuer à donner votre maximum à chaque séance, tout en gérant de la douleur, de la frustration et de l’incertitude constantes.

Le rétablissement d’un athlète avec une blessure grave laisse toujours planer l’ombre d’un doute. Souvent, ces athlètes ne sont pas sûrs de pouvoir reprendre la pratique de leur sport au même niveau qu’avant la blessure. Certaines journées sont plus difficiles, il y a une aggravation des symptômes et la voie de la guérison semble plus ardue. Le rétablissement peut être lent, ennuyeux et stressant. À l’inverse, il peut être très motivant, progressif et enrichissant par moments.

Il s’agit de continuer à parler tout au long du processus, de s’attaquer à une chose à la fois, de regagner la confiance mentale et physique à la fois et d’avoir des mesures de progrès et des mesures de responsabilisation objectives continues pour les objectifs de résultats.

La vérité, c’est qu’un projet de réadaptation de cette envergure coûte cher en temps et en argent. C’est souvent ce que cela prend pour que les athlètes puissent retourner au sport de haut niveau. Nous avons eu la chance d’avoir le soutien financier de Red Bull qui a investi dans le retour au sport de haut niveau pour un athlète que Red Bull soutient et la contribution de Canada Snowboard au budget en plus de l’expertise technique des entraîneurs et de la science sportive.

Je crois qu’il est très important de bien comprendre et appliquer les principes des sports de performance pour défier les conventions de la réadaptation des athlètes dans la communauté. Lors du retour au sport, ces athlètes retrouvent souvent des exigences élevées similaires et des horaires complexes. Ils peuvent étudier ou travailler en même temps et peuvent retourner pratiquer plusieurs sports au sein de plusieurs équipes différentes. Les projets de réadaptation postopératoire ou de réadaptation après des blessures graves peuvent composer des restrictions financières. Nous devons trouver des solutions pour optimiser le rétablissement, intégrer de l’expertise professionnelle et améliorer le rétablissement pour les athlètes, peu importe leur âge ou leur niveau.

 

 

7. Pendant la convalescence de Mark, vous avez utilisé un HydroWorx ®, qu’est-ce que c’est exactement et quel effet cela a-t-il eu sur Mark?

HydroWorx ® ressemble à une petite piscine, mais la base est un tapis roulant en action. Ce tapis roulant qui a approximativement la largeur d’une double porte-fenêtre. La planche du tapis roulant peut se lever hors de l’eau pour être à la hauteur du sol. Le client marche sur le tapis et toute la surface du tapis roulant redescend dans l’eau à l’aide d’un système mécanique. Plus vous êtes submergé, plus votre masse corporelle diminue. L’appareil est muni de quatre caméras avec deux moniteurs pour que vous puissiez vous voir de côté et bouger dans l’eau. Un client peut commencer à travailler des mouvements de base dans la piscine et ajouter ensuite les exigences du tapis roulant ou la pliométrie pour stimuler certains systèmes énergétiques et ajouter un défi fonctionnel à l’exercice. C’est en fait une façon de diminuer la masse corporelle et de commencer à renforcer le mouvement et de savoir comment vous vous débrouillez sans mettre trop de pression sur les articulations.

Ceci a été déterminant dans le rétablissement de Mark après sa fracture du fémur et son accident dans l’arrière-pays. Cela lui a permis de regagner de la mobilité dans plusieurs articulations en mettant peu de pression sur les fractures en voie de guérison et sur les tissus articulaires. Le fait de bouger et de voir une constante amélioration chez lui, de tolérer une plus grande pression et d’avoir l’air plus « normal » et de recommencer à courir et à sauter lui a donné un bon coup de pouce sur le plan mental. 

 

 

8. Pouvez-vous nous dire de quelle façon vous et Mark continuez à travailler ensemble sur sa santé et son bien-être?

Nous continuons à travailler à partir d’un modèle de soutien à la performance qui s’intègre à Canada Snowboard. Ils ont une excellente équipe de services de soutien allant du coaching au soutien hors neige. Mark va bien maintenant et prend plaisir à faire de la planche. Il continue à se fixer des objectifs, à faire progresser sa technique, à optimiser sa préparation aux événements sportifs et attend avec impatience la saison de compétition 2018-2019. 

 

 

9. Quels conseils pouvez-vous donner aux physiothérapeutes qui travaillent avec des athlètes?

1) Nous sommes plus efficaces quand nous travaillons en équipe. Je crois que la clé c’est de vraiment comprendre nos compétences et notre rôle dans le processus de rétablissement. Ce rôle peut varier selon la formation ou l’expérience du physiothérapeute, sa clientèle et son environnement de travail, le niveau de sport auquel l’athlète désire retourner et l’importance du soutien structuré qu’il recevra pour l’aider à réintégrer son milieu d’entraînement.

 

2) La réadaptation a plus de chances de réussite si le retour au sport est basé sur une évaluation de l’état de préparation plutôt que sur un calendrier basé sur la préparation en vue d’un événement ou d’une compétition en particulier. Même si cela reflète la réalité de certaines situations, cette méthode augmente le risque de réapparition d’une blessure. Toutes les blessures représentent un défi pour l’athlète et sa famille, mais c’est encore plus difficile si une l’athlète se reblesse ou si une blessure réapparaît. Ne craignez pas d’avoir cette conversation difficile avec l’athlète s’il n’est pas prêt à retourner au sport. Des preuves objectives et une compréhension approfondie des exigences du sport facilitent la tâche. Je suggère aussi d’avoir un plan d’action détaillé supplémentaire pour augmenter les chances de succès.

 

3) Pour l’athlète, la confiance en leur capacité de retourner au sport peut être aussi importante que ses résultats physiques. Il est important de connaître son état mental tout au long du processus de rétablissement. La réalisation progressive de tâches physiques de plus en plus difficiles peut favoriser cette confiance. Des questionnaires d’auto-évaluation ou des discussions subjectives peuvent indiquer des difficultés potentielles. Il est important d’avoir des ressources professionnelles vers lesquelles orienter l’athlète pour qu’il puisse obtenir davantage de soutien au besoin au cours du processus.

 

4) Continuez d’être un apprenant ouvert. Retrouvez-vous dans des environnements qui favorisent l’apprentissage. Cela peut être des cours de physiothérapie, mais cela peut aussi être des expériences réelles. Ne restreignez pas cette occasion d’apprendre à notre profession. En effet, cela peut être avec une nutritionniste, un physiologiste, un chirurgien, un entraîneur en musculation ou un entraîneur technique. Cela peut aussi être quelques conversations organisées avec un optométriste sportif sur leur travail dans le domaine des commotions cérébrales ou encore avec un spécialiste en performance mentale sur le stress associé à une blessure chez un athlète adolescent. Vous n’avez pas besoin de développer une expertise dans chacun de ces domaines, vous devez simplement chercher mieux comprendre leur rôle dans la réadaptation à la suite d’une blessure et la performance sportive.   

 

5) Soyez un mentor, partagez votre expérience et vos compétences. Continuons à faire rayonner, à valoriser et à faire avancer notre profession.

 

Pour des renseignements plus approfondis sur la blessure, la réadaptation et le rétablissement final, cliquez ici

 

Nous remercions Damien d’avoir pris le temps de s’entretenir avec nous et nous sommes impatients de voir ce que l’avenir réserve à Damien et Mark!

 

 

Twitter: @fortiuscentre 

Instagram: @fortiuscentre

Facebook: www.facebook.com/FortiusCentre/

LinkedIn: www.linkedin.com/company/fortius-institute/ 

 

Cette entrevue a été menée par Brittney Stoddart, spécialiste des communications de l’ACP.

 

Resource:

https://www.theglobeandmail.com/sports/mark-mcmorris-comeback-broken-femur-xgames-snowboarding-canada-olympics-big-air/article33670058/