Conclusions du groupe de réflexion

Physiothérapie et vieillissement en santé : Conclusions du groupe de réflexion
Forum 2019 de l’Association canadienne de physiothérapie

COMMUNIQUÉ
 

Pour diffusion immédiate
5 juillet 2019

Améliorer l’accès à la physiothérapie dans les communautés peut éviter l’hospitalisation et permettre d’économiser de l’argent

CHARLOTTETOWN, le 5 juillet 2019 – Lors du Forum 2019 de l’Association canadienne de physiothérapie (ACP), des physiothérapeutes, des assistantes‑physiothérapeutes et des assistants‑physiothérapeutes de partout au pays ont constaté qu’un plus grand accès à la physiothérapie peut entraîner une diminution des dépenses en santé des gouvernements fédéral et provinciaux.

Du 27 au 29 juin, plus de 200 leaders en physiothérapie provenant de toutes les sphères de la profession se sont réunis à l’occasion du Forum 2019 de l’ACP. Cette année, le thème était « Maximiser le potentiel : promouvoir le vieillissement en santé » et des experts ont réfléchi au fait que d’ici 2036, plus de 62 % des dépenses en santé seront consacrées aux personnes âgées de plus de 65 ans.[1] Un laboratoire d’idées figurait au programme du Forum. L’ACP a facilité ce groupe de réflexion auquel ont participé plus de 75 experts pour fournir à Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé, et à Filomena Tassi, ministre des Aînés, des recommandations axées sur les résultats où la physiothérapie peut contribuer à soutenir la population canadienne vieillissante tout en réduisant les coûts des soins de santé.

Le résultat de cette réflexion a été une prise de position claire de la profession : l’accès à la physiothérapie entraîne une diminution des dépenses des gouvernements fédéral et provinciaux tout en améliorant le bien-être des Canadiennes et des Canadiens à mesure qu’ils vieillissent.

Stimulé par des présentations percutantes faites par des experts en gériatrie et en soins de santé comme le Dr Samir Sinha, le groupe a établi que l’élaboration et le soutien de stratégies nationales pour les aînés qui misent sur la valeur de la physiothérapie et de la pratique communautaire sont essentiels à la gestion de la demande prochaine de financement et de prestation de services de soins de santé aux aînés.

Ensemble, le groupe a déterminé qu’une stratégie nationale pour les aînés devrait inclure :

  • Un rôle accru dans la prestation de soins primaires pour la physiothérapie;
  • Un soutien accru aux soins de physiothérapie communautaires ou à domicile;
  • Des mesures pour réduire les obstacles financiers à l’accès à la physiothérapie;
  • L’utilisation de physiothérapeutes et de spécialistes en réadaptation pour faire de la prévention (c.-à-d., cours subventionnés sur la prévention et la sensibilisation aux chutes).

En appuyant une stratégie nationale pour les aînés fondée sur une approche communautaire qui respecte les recommandations énoncées plus haut, le gouvernement peut s’attendre :

  • À moins de séjours à l’hôpital parce que les besoins des aînés seront comblés de façon proactive;
  • À moins de demandes pour des soins hospitaliers et des lits de soins de longue durée grâce à la prévention;
  • À moins d’opérations parce qu’il y aura eu moins de chutes;
  • À moins de dépenses en santé parce que le coût des services de physiothérapie communautaires ou à domicile est nettement inférieur à celui de soins spécialisés et de traitement médical à l’hôpital;
  • À plus de Canadiennes et de Canadiens qui vieilliront de façon autonome, dans leur propre domicile;
  • À un allègement pour la population canadienne de la charge de la personne soignante parce que ces personnes reçoivent l’appui des spécialistes en réadaptation dans leur région.

Au bout du compte, les Canadiennes et les Canadiens qui vieillissent ne veulent pas se retrouver à l’hôpital, dans un centre de soins de longue durée ou dans un autre établissement. Un investissement dans la physiothérapie au niveau communautaire peut appuyer la prévention et le dépistage précoce et permettre aux Canadiennes et aux Canadiens qui avancent en âge de demeurer chez eux. Cette méthode de prévention permet d’épargner de l’argent parce que les services de physiothérapie sont nettement plus économiques que les procédures médicales effectuées à l’hôpital, comme une opération à la suite d’une chute, ou de longues hospitalisations.

L’ACP, ainsi que ses partenaires, ses sections provinciales et ses divisions invitent la ministre des Aînés et la ministre de la Santé à les rejoindre dans le domaine de la santé pour voir de près comment les services de physiothérapie peuvent améliorer le bien‑être de la population canadienne vieillissante et économiser l’argent des contribuables.

 

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