À la suite de l’annulation du volet clinique de l’examen de compétence en physiothérapie (ECP) du 20 et 21 mars 2021 causée par un échec du système, l’Association canadienne de physiothérapie (ACP) demande une suspension temporaire de cette exigence à l’obtention du permis et un remboursement immédiat des frais de l’examen. 

Au nom de nos membres, des candidats, des physiothérapeutes formés à l’étranger et du réseau de la santé qui attend désespérément cette nouvelle cohorte, nous tenons à reconnaître le véritable cauchemar vécu par les candidats partout au pays. 

Nous sommes solidaires des candidats touchés, soit : 

  • les physiothérapeutes formés à l’étranger qui sont incapables de travailler au Canada; 

  • les candidats qui ont échoué à une tentative antérieure et sont sans travail depuis plus d’un an;

  • les candidats qui étudient de façon intermittente depuis plus d’un an et ont dû composer avec trois annulations;

  • les étudiants qui voient la cohorte actuelle retardée et s’inquiètent des conséquences de ce retard sur le délai d’obtention de leur permis; 

  • les candidats qui se sont réveillés et connectés le samedi 20 mars en s’attendant à passer l’examen, qui ont cru que la panne du système était de leur faute et qui ont été longtemps sans réponse de l’Alliance canadienne des organismes de réglementation de la physiothérapie (ACORP); 

  • les candidats à qui on a annoncé l’annulation de l’examen l’été dernier  alors qu’ils s’étaient présentés sur place; 

  • les candidats qui ont dépensé des milliers de dollars de leurs poches, sans pouvoir les réclamer afin de conserver leur place à l’examen.

De plus, nous sommes la voix de toutes les personnes qui les appuient, à savoir : 

  • les enseignants qui ont formé, puis consolé les candidats à travers cette situation tumultueuse; 

  • les propriétaires de clinique qui ont des postes de physiothérapeute à pourvoir; 

  • les centaines de membres qui se sont joints au groupe Facebook « PCE Space Exchange » pour s’assurer que les candidats aient accès à un espace pour l’examen; 

  • les intervenants qui ont encadré cette cohorte de professionnels; 

  • les patients et physiothérapeutes qui ont été témoins de la qualité des soins prodigués par ces candidats pendant leur résidence; 

  • les experts du réseau de la santé qui savent à quel point il est difficile de se préparer pour l’ECP et de le réussir, qui compatissent avec les candidats sans pouvoir les aider. 

Ces personnes ne sont pas des chiffres dans un tableur. Ce sont des êtres humains qui souffrent injustement des circonstances. Nous représentons la voix des milliers de membres à qui nous avons parlé, qui nous ont écrit ou nous ont interpellés sur les réseaux sociaux. Ce n’est plus une question d’échec de système. C’est une question de civilité envers les êtres humains qui auraient dû passer un examen virtuel en fin de semaine. 

L’ACP demande : 

  • que l’ACORP rembourse immédiatement tous les frais payés par les candidats qui attendent de passer le volet clinique de l’ECP; 

  • que les ordres professionnels provinciaux suspendent immédiatement l’exigence de réussir le volet clinique de l’ECP pour l’obtention du permis; 

De plus, l’ACP demande aux ordres professionnels de saisir cette occasion de réévaluer l’ECP de façon générale, notamment les exigences, la viabilité de l’examen et son efficacité à assurer le respect des normes. En tant qu’association, nous continuerons de soutenir la profession à travers cette épreuve. Mais, il ne faut pas que ce défi soit relevé sur le dos des candidats qui attendent de passer l’examen. 

La COVID-19 a compliqué les choses. Mais elle n’est plus une excuse. L’ACP s’attend à plus de la profession, et elle s’attend à ce que nos physiothérapeutes soient mieux traités. 

À nos membres, aux candidats et à l’ensemble des membres de la profession qui sont frustrés par ces événements, on vous a entendus. On apprécie votre franchise, votre ouverture au dialogue et votre soutien. L’ACP s’engage à annoncer plus tard cette semaine les moyens qu’elle prendra pour faire valoir ces revendications, et des détails sur les préjudices subis par la profession.  

Sachez que l’ACP, son conseil d’administration, son personnel, ses divisions, ses sections et ses assemblées travaillent sans relâche pour régler ce dossier en votre nom. Nous continuerons de diffuser toute l’information disponible dès que nous la recevons. 

Merci de rester en contact avec l’ACP par courriel à information@physiotherapy.ca