Table des matières

Que fait l’Association canadienne de physiothérapie pour ses membres en cette deuxième vague de COVID-19?

À quel soutien financier fédéral lié à la COVID-19 ai-je maintenant accès?

Quelles sont actuellement les priorités de l’ACP en lien avec la COVID-19 dans ses efforts de représentation auprès du gouvernement fédéral?

Quels sont les résultats des efforts de représentation de l’ACP jusqu’ici?

 


 

Que fait l’Association canadienne de physiothérapie pour ses membres en cette deuxième vague de COVID-19?

De concert avec ses partenaires des sections provinciales et d’autres professions de la santé réglementées, l’ACP demande aux gouvernements de veiller à ce que les soins de physiothérapie et les autres services de santé essentiels demeurent accessibles aux Canadiens pendant la pandémie. À l’heure où ces gouvernements conçoivent et mettent en œuvre des politiques en prévision des éclosions et vagues subséquentes de COVID-19, l’ACP veut s’assurer qu’ils reconnaissent et valorisent le rôle essentiel que jouent les physiothérapeutes, les assistants-physiothérapeutes (AP), les thérapeutes en réadaptation physique (TRP) et les étudiants en physiothérapie, qui travaillent et étudient dans tous les contextes et les secteurs de soins de santé. Nous avons préparé cet énoncé pour orienter nos interactions avec les gouvernements. Nous recommandons que les services de physiothérapie restent offerts dans tous les contextes (en personne, en ligne, et pour le traitement des blessures, des maladies et des troubles aigus et chroniques) aux patients qui en ont besoin, et non seulement sur une base urgente, durant toute prochaine vague éventuelle de la pandémie.

En partenariat avec nos collègues des autres professions de la santé réglementées, nous avons envoyé une lettre commune au premier ministre du Canada et aux premiers ministres des provinces et territoires. Nous avons également communiqué nos demandes à la ministre de la Santé et à l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, et de concert avec les sections provinciales, nous les avons fait suivre aux ministres de la Santé et aux directeurs de la santé publique provinciaux. Malgré les éclosions de COVID-19 dans certaines régions du pays, l’ACP poursuit ses démarches auprès des décideurs afin de faire valoir le caractère essentiel des soins de physiothérapie dans tous les contextes et l’importance d’en maintenir l’accessibilité pour tous les Canadiens en cas de nouvelles fermetures ou restrictions.

À quel soutien financier fédéral lié à la COVID-19 ai-je maintenant accès?

Le gouvernement fédéral a récemment apporté plusieurs changements aux mesures de soutien financier offertes aux personnes et aux entreprises pour surmonter les difficultés occasionnées par la pandémie. Vous trouverez un sommaire des principaux programmes et la liste complète des mesures de soutien fédérales ici.

Quelles sont actuellement les priorités de l’ACP en lien avec la COVID-19 dans ses efforts de représentation auprès du gouvernement fédéral?

En plus de militer pour que les services de physiothérapie ne soient pas fermés en cas d’éclosions ou de vagues subséquentes, l’ACP se consacre aux priorités suivantes :

  • Accès à l’EPI dans tous les contextes : L’ACP demande au gouvernement fédéral de s’assurer que tous les professionnels de la santé ont accès à l’EPI requis selon les directives sanitaires pour pouvoir faire leur travail en toute sécurité, peu importe l’environnement de soins. Les coûts de l’EPI ayant bondi en raison de la rareté des stocks, l’accessibilité du matériel constitue un obstacle à la viabilité des activités de bien des physiothérapeutes et bien des cliniques de physiothérapie.
     
  • Inclusion des travailleurs contractuels dans la SSUC : L’ACP réclame des changements à la Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC) afin que les propriétaires d’entreprises puissent inscrire leurs travailleurs contractuels et sous-contractuels à titre d’employés dans le programme. Ces travailleurs en étant exclus, de nombreuses cliniques et entreprises faisant appel à des contractuels et dont les activités demeurent considérablement ralenties en raison de la pandémie n’ont pas accès à cette aide. Si la SSUC incluait les fournisseurs de services contractuels, ces cliniques et entreprises auraient accès aux fonds supplémentaires nécessaires pour traverser cette période difficile. Cette mesure favoriserait aussi le retour au travail des physiothérapeutes indépendants qui touchent la Prestation canadienne d’urgence (PCU) ou l’assurance-emploi, à un moment où les Canadiens ressentent les effets d’une diminution de l’activité physique en raison du confinement, de l’isolement et des restrictions physiques.
     
  • Aide pour les loyers commerciaux : L’ACP prône la création d’un programme qui viendrait remplacer l’Aide d’urgence du Canada pour le loyer commercial (AUCLC) et qui offrirait une aide directe aux petites entreprises sous forme de subvention, et non de prêt. Comme la distanciation physique fera sans doute partie de notre vie pendant un certain temps, le nombre de patients en clinique demeurera restreint, ce qui limitera les revenus potentiels. Les prêts ne font que repousser les conséquences de la baisse des revenus. Qui plus est, les propriétaires commerciaux ne sont pas tous aussi souples et compréhensifs. Dans bien des cas, les petites entreprises sont placées dans une situation précaire, car elles sont tributaires de la disposition du propriétaire à contracter une dette. Une aide directe et plus inclusive permettrait à de nombreuses entreprises de physiothérapie de traverser la crise et de continuer de soigner leurs patients.
     
  • Investissements pour répondre aux besoins d’une population canadienne vieillissante et améliorer l’accès aux soins de physiothérapie : L’ACP réclame au gouvernement fédéral de nouveaux investissements dans les soins communautaires et à domicile, ainsi qu’une stratégie de vieillissement sain et actif, deux mesures qui aideraient les Canadiens à demeurer à la maison plus longtemps et à rester en santé, mobiles et actifs. En améliorant ainsi l’accès aux professionnels de la physiothérapie, le gouvernement fédéral pourrait mieux répondre aux besoins de sa population vieillissante, à la maison et dans la communauté, ce qui réduirait le recours à de coûteux soins de courte durée ou en établissement. Cette mesure prend toute son importance dans le contexte de la pandémie de COVID-19 (et d’autres maladies grandement contagieuses, comme l’influenza), puisque la population continuera de vivre avec les risques d’exposition et les éclosions périodiques à venir, ce qui risque d’accroître encore davantage la pression sur le système.
     
  • Amélioration de l’accès aux professionnels de la physiothérapie : L’ACP recommande que le gouvernement fédéral élargisse la portée du programme d’exonération de remboursement du prêt d’études pour les professionnels de la santé en région rurale ou éloignée, afin d’inclure les physiothérapeutes, les assistants-physiothérapeutes et les thérapeutes en réadaptation physique. Elle demande également au gouvernement fédéral d’accélérer le déploiement de la Stratégie canadienne pour la connectivité et d’y investir plus de fonds, afin de mettre en place l’infrastructure nécessaire pour assurer la connectivité et l’accès aux technologies virtuelles, téléphoniques et électroniques dans le domaine de la santé. Ces mesures favoriseraient l’accès aux soins virtuels dont de nombreuses communautés dépendent depuis le début de la pandémie.

Quels sont les résultats des efforts de représentation de l’ACP jusqu’ici?

Au début de la pandémie, l’ACP est parvenue à obtenir du gouvernement fédéral plusieurs changements aux mesures de soutien financier offertes aux Canadiens afin que les physiothérapeutes soient inclus dans les programmes. Au haut de la liste de priorités figuraient les mesures de soutien aux petites entreprises et aux propriétaires uniques. Lorsque le gouvernement fédéral a annoncé la PCU, nous avons recommandé que ceux qui gagnent un certain revenu, par exemple les physiothérapeutes qui prodiguent des soins virtuels ou d’urgence, aient droit à cette aide. Nous avons discuté de cet enjeu avec les ministres des Finances, de l’Emploi et de la Petite Entreprise et leurs ministères, et avons été ravis d’entendre que la PCU serait modifiée pour inclure les travailleurs ayant gagné 1 000 $ dans le mois. 

Nous avons aussi plaidé pour que le seuil de la masse salariale permettant d’avoir droit au Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC) soit plus bas et pour que les entreprises qui tirent leurs revenus de dividendes, comme de nombreuses cliniques de physiothérapie et de soins de santé, y soient admissibles. Nos demandes ont été entendues, et le premier ministre et la ministre de la Petite Entreprise ont nommé les physiothérapeutes à titre d’exemple de professionnels qui profiteraient de ces changements.

Nous avons en outre milité en faveur de la création d’un programme d’aide pour le loyer commercial et nous sommes associés avec plusieurs sections provinciales pour demander un moratoire sur les évictions commerciales lorsqu’il est devenu évident que l’Aide d’urgence du Canada pour le loyer commercial (AUCLC) avait d’importantes failles et laissait tomber de nombreuses entreprises.

L’ACP réclame également un accès direct à des services de physiothérapie sous le Régime de soins de santé de la fonction publique (RSSFP), le programme d’assurance-maladie complémentaire des fonctionnaires du gouvernement fédéral, qui compte plus de 600 000 adhérents au pays.  À la fin de mars, le gouvernement fédéral a suspendu temporairement l’exigence d’avoir une ordonnance pour obtenir des services de physiothérapie sous le RSSFP, pour environ un mois. L’ACP a tout de suite renchéri en l’exhortant à prolonger cet accès direct pour toute la pandémie, et idéalement, pour toujours. Le gouvernement a prolongé l’exemption à deux reprises (en place « jusqu’à ce que l’on autorise la reprise des activités non critiques »), et l’ACP continue de faire valoir la pertinence d’un changement permanent.

Nous avons présenté des recommandations aux comités permanents de la santé et des finances de la Chambre des communes afin d’augmenter les investissements dans l’infrastructure nécessaire pour que la population ait accès à des soins virtuels, et d’en accélérer le rythme. Nous avons fait la même recommandation au premier ministre et aux ministres des Finances, de la Santé, de la Petite Entreprise, de l’Emploi et des Aînés. Nous avons été enchantés d’entendre dans le discours du Trône l’engagement du gouvernement à accélérer les mesures prises dans le cadre du Fonds pour la large bande universelle afin d’améliorer l’accès Internet dans toutes les régions du pays.

Toujours dans le discours du Trône, le gouvernement s’est aussi engagé à accélérer les mesures en réponse aux appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation, ce que l’ACP avait aussi recommandé dans son mémoire au Comité permanent de la santé de la Chambre des communes sur la réponse du gouvernement à la COVID-19.