Je pratique la physiothérapie en clinique privée. Une ancienne cliente, travaillant comme aide-soignante en milieu hospitalier, m’a contactée au sujet d’un poignet qu’elle n’arrivait plus à bouger depuis la veille au matin; elle avait déjà raté une journée de travail. Son médecin de famille lui avait prescrit des anti-inflammatoires et le port d’une orthèse. Les médicaments l’aidaient un peu; en revanche, elle ne pouvait porter l’orthèse au travail vu la fréquence de lavage des mains imposée.

Comme j’avais déjà traité cette cliente, je connaissais sa manière de bouger et de réagir au stress. Nous avons discuté de mécanique corporelle pour l’aider à solliciter les groupes musculaires du côté opposé et ainsi à mieux répartir son poids. Nous avons aussi établi des stratégies pour gérer le stress, doser l’effort et améliorer l’amplitude de ses mouvements.

Une semaine plus tard, elle avait fait de grands progrès! Elle avait réussi à accomplir ses tâches à l’hôpital en dosant l’effort et en gérant la douleur, au point de se sentir apte à poursuivre seule le processus de guérison.

Deux rencontres téléphoniques auront donc suffi pour que ma cliente puisse poursuivre son travail, limiter la prise de médicaments et adopter des stratégies de mieux-être, le tout en période de pandémie.

Je vois là un argument en faveur du caractère essentiel de notre profession.

Jane Nastasiuk, pt
joejaneanika@gmail.com

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