19 mai 2020

L’ACP poursuit ses activités de représentation auprès des décideurs du secteur de l’assurance, du gouvernement fédéral et d’autres groupes d’intervenants pour que les physiothérapeutes aient voix au chapitre dans la lutte contre la COVID-19.

Ainsi, au début de la pandémie, nous avons rapidement élaboré une stratégie devant guider ces interactions. L’objectif : bien nous positionner dans l’immédiat, mais aussi anticiper nos besoins lorsque viendront les phases de redressement et de reprise des services. Cette stratégie repose sur deux convictions : l’accès rapide à la physiothérapie dans tous les environnements de soins améliore et protège la capacité d’accueil du système de santé, et notre profession est essentielle à la santé des Canadiens. Elle tient par ailleurs compte de notre rôle dans l’avancement de celle-ci.

Parce que les enjeux qui nous tiennent à cœur ne relèvent pas d’une seule personne, nous sommes actifs sur plusieurs fronts, comme le montrent ces initiatives récentes :

  • Rencontres avec des députés – Nous planifions des rencontres avec plusieurs députés, à qui nous comptons présenter les dossiers qui nous préoccupent le plus dans le contexte de la COVID-19. Nous nous entretiendrons notamment avec le secrétaire parlementaire de la ministre de la Santé, les critiques de l’opposition en matière de santé et plusieurs députés siégeant au Comité des finances.
     
  • Documentation d’appui – Nous préparons des documents d’information fondés sur des données probantes ainsi qu’une fiche de renseignements sur la physiothérapie en vue de nos rencontres avec les fonctionnaires fédéraux.
     
  • Comité permanent de la santé de la Chambre des communes – Nous avons demandé à comparaître comme témoin dans le cadre de l’étude du Comité sur la réponse du Canada à l’éclosion de coronavirus, et sollicité à cette fin l’appui de 12 députés qui y siègent.
     
  • Mémoire à l’intention du Comité permanent de la santé de la Chambre des communes – Nous préparons à l’intention du Comité un document exposant nos principales préoccupations dans le contexte de la COVID-19, et présentant des recommandations quant à la manière dont les décideurs fédéraux peuvent faciliter l’accès aux services de physiothérapie (télé-réadaptation, équipement de protection individuel, accès direct) et venir en aide aux populations vulnérables les plus durement touchées par la pandémie. Des experts à l’échelle de la profession y contribuent.
     
  • Comité permanent des finances de la Chambre des communes – Nous avons demandé à comparaître comme témoin dans le cadre de l’étude du Comité sur la réponse du Canada à l’éclosion de coronavirus, et sollicité à cette fin l’appui de députés qui y siègent.
     
  • Cabinets ministériels – Nous avons fait part aux analystes des politiques des cabinets du ministre des Finances et de la ministre de la Petite Entreprise, de la Promotion des exportations et du Commerce international de nos inquiétudes concernant l’Aide d’urgence du Canada pour le loyer commercial (AUCLC), la Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC) et le Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC).
     
  • Équipement de protection individuelle – Le 8 mai, nous avons envoyé une lettre à la ministre de la Santé et à l’administrateur en chef de la santé publique du Canada afin de leur rappeler qu’en cette période de pandémie, les gouvernements doivent s’assurer que les physiothérapeutes ont accès à l’EPI requis pour pouvoir faire leur travail en toute sécurité, peu importe l’environnement de soins. Nous avons également fourni des renseignements contextuels aux analystes des politiques du cabinet de la ministre pour qu’ils comprennent bien que l’accès à l’EPI est l’un des enjeux les plus souvent soulevés par nos membres. De concert avec les sections provinciales et l’Alliance canadienne des organismes de réglementation de la physiothérapie, nous avons par ailleurs dressé à l’intention de nos membres une liste des recommandations et lignes directrices provinciales et territoriales en matière d’EPI et de réouverture des cliniques. Enfin, nous avons créé des ressources que les sections provinciales peuvent personnaliser et utiliser pour revendiquer un meilleur accès à l’EPI auprès de leur gouvernement.
     
  • Groupe d’intervention action santé (GIAS) – Par l’entremise du GIAS, nous avons pu rencontrer les analystes des politiques du cabinet de la ministre de la Santé, l’honorable Patty Hajdu, et discuter avec eux de télésanté, d’accès à l’EPI, des répercussions de la COVID-19 sur la santé mentale des professionnels de la santé et de ce que signifie pour eux le retour au travail, du soutien à la recherche, de l’incidence de la crise sur les aînés et les patients en soins de longue durée, et de la réouverture de la frontière canado-américaine. Une rencontre avec la ministre elle-même est prévue le 21 mai.
     
  • Extended Health Providers Coalition (EHPC) – Par l’entremise de la EHPC, l’ACP et d’autres associations professionnelles du milieu de la santé discutent avec les intervenants du secteur de l’assurance des services couverts et de l’accès à des prestations d’assurance maladie prolongées tout au long de la pandémie et de la phase de redressement subséquente. Nous faisons aussi front commun pour mobiliser les gouvernements par rapport à l’EPI.
     
  • Amélioration des communications avec les assureurs au sujet des demandes de règlements – Nous avons rencontré des représentants de la Sun Life pour discuter des procédures actuelles en matière de décisions, d’enquêtes et de retrait. Cette discussion s’inscrivait dans une volonté de collaborer à long terme avec les intervenants du secteur de l’assurance afin que les critères d’inclusion à la liste des fournisseurs et services de physiothérapie soient clairs et respectés. Nous souhaitons par ailleurs rencontrer un comité de l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes pour discuter de ces enjeux.

Au cours des prochaines semaines, nous continuerons de diverses façons de faire progresser les grands dossiers qui occupent notre profession en cette période de pandémie. Nous resterons à l’affût de la réponse des décideurs, y compris le gouvernement, et vous tiendrons au courant dès que possible.