Je suis physiothérapeute à temps plein aux soins intensifs d’un hôpital ontarien, et même si à ses débuts, la pandémie de COVID-19 était anxiogène – toute nouvelle maladie entraîne son lot de difficultés en raison du peu de données – elle a fini par devenir l’étincelle qui a rallumé ma passion d’aider les Canadiennes et les Canadiens gravement malades. 

J’ai la chance de travailler avec une équipe extraordinaire : nous avons attaqué cette pandémie de front et avons dû faire preuve d’une collaboration multidisciplinaire pour assister les patients dans toutes les étapes de leur maladie. Il a fallu du temps pour cerner quel rôle la thérapie physique peut jouer auprès de ces patients, mais je suis fière de dire que grâce à nous, plusieurs personnes se sont affranchies du respirateur et bon nombre d’entre elles ont pu quitter les soins intensifs!

Je me suis retrouvée à positionner des patients en décubitus ventral, à diriger les processus de mobilisation précoce, de physiothérapie thoracique et de rééducation du diaphragme et à aider des patients à réapprendre à se tenir debout, à marcher et à se sevrer de la respiration assistée.

C’est extrêmement gratifiant de voir un patient qui avait développé un SDRA être alerte, parler avec nous et graduellement se mouvoir sans aide alors que, quelques semaines plus tôt, il était sous sédatifs et nécessitait un agent paralytique pour que le respirateur, dont les réglages étaient au maximum, puisse faire son travail efficacement.

Le stress apparaît et disparaît, mais ce sont de telles histoires qui confirment notre vocation. 

Jenna Howie, MSc PT
jenna_franklin89@hotmail.com

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