La physiothérapie aide à optimiser le fonctionnement et à prévenir/retarder la fragilité.

  • Les programmes d’exercice dirigés par des physiothérapeutes peuvent aider à prévenir et à traiter la fragilité en soutenant de façon sécuritaire les gens avec des affections comme l’arthrite et l’ostéoporose pour qu’ils continuent à faire des activités physiques.
  • La physiothérapie peut améliorer la sensation de bien-être global chez les patients (diminuer l’impact de la dépression, réduisant l’anxiété, prenant une approche holistique de l’amélioration du fonctionnement).
  • La physiothérapie peut offrir des interventions qui sont susceptibles d’améliorer la dépendance fonctionnelle et les résultats en matière de fragilité chez certaines personnes âgées.
  • La physiothérapie est sécuritaire et efficace dans la prévention/la réduction des risques de chute.
  • L’activité physique dirigée par les physiothérapeutes peut aider à améliorer les fonctions cognitives chez les personnes atteintes de démence.
  • L’activité physique et les interventions dirigées par des physiothérapeutes peuvent aider à prévenir les AVC et à améliorer l’état de santé des personnes qui se rétablissent d’un AVC.
  • La physiothérapie peut aider à prévenir et à traiter l’incontinence urinaire.

Le déclin physique fait partie du vieillissement, mais la physiothérapie peut aider les gens à optimiser leur mobilité, leur force et leur souplesse au fur et à mesure qu’ils avancent en âge. Il y a de nombreuses preuves qui appuient les interventions d’exercice dirigées par des physiothérapeutes comme éléments clés d’appui pour aider les patients à améliorer leur équilibre, renforcer les membres inférieurs et réduire les risques de chute. La physiothérapie peut aider à améliorer la capacité à faire de l’exercice et aider à maintenir ou à restaurer le fonctionnement optimal. Il a été démontré que la physiothérapie améliore la qualité de vie et, certains cas, l’état de santé, et qu’elle réduit la durée d’hospitalisation des patients et leurs recours futurs aux soins de santé.1 La physiothérapie est aussi efficace pour traiter et aider à enrayer l’incontinence urinaire, un des problèmes les plus courants chez les personnes âgées et un indicateur important du besoin de soins.2 De récentes études ont aussi démontré que les aînés qui reçoivent des services de réadaptation, comme la physiothérapie, sont susceptibles de voir une amélioration de leur dépendance fonctionnelle et une amélioration de l’indice de fragilité.3 Tous ces éléments contribuent à la capacité d’une personne de vivre de façon autonome plus longtemps. Il a aussi été démontré que la physiothérapie a des répercussions positives considérables à la suite d’un AVC ou de troubles cardiaques chez les patients qui vivent avec la maladie de Parkinson et ceux qui vivent avec la démence, des affections qui représentent un fardeau des maladies important pour les individus et le système de santé chez les patients âgés.  

  • Le dépistage et les interventions pour traiter la fragilité, y compris les programmes de physiothérapie pour améliorer la mobilité, augmenter l’activité physique et prévenir les chutes, se multiplient et donnent des résultats encourageants.4
  • Les programmes d’exercice à faire à la maison peuvent aider à prévenir les chutes et la fragilité5 et améliorer l’activité physique, l’équilibre, la mobilité et la force musculaire chez les aînés.6
  • La réadaptation physique est sécuritaire et efficace pour réduire les chutes chez les adultes plus âgés qui sont très susceptibles de faire des chutes.7
  • Les interventions de physiothérapie précoces après un AVC améliorent le rétablissement fonctionnel à long terme, diminuent le nombre d’accidents subséquents et améliorent le taux de vie autonome chez 81 % des patients qui reçoivent des services de réadaptation lors du retour à la maison.8
  • Les personnes qui ont eu un AVC disent qu’elles pourraient bénéficier de plus de physiothérapie que ce qui est habituellement offert en réadaptation.9
  • L’activité physique semble aussi préserver et peut même améliorer les fonctions cognitives chez les personnes qui vivent avec la démence, réduisant le déclin cognitif d’environ un tiers.10
  • Il a été démontré que la physiothérapie du plancher pelvien, le style de vie et la thérapie comportementale améliorent l’incontinence urinaire causé par le stress chez les femmes.11

Apprenez-en davantage sur le rôle de la physiothérapie dans l’optimisation de la fonction physique et dans la prévention/le retard de la fragilité chez les personnes âgées ici.

 

[1] The Conference Board of Canada. (2018, May). Aging Well: Implications of an Aging Population for Physiotherapy in Canada [PDF file]. Retrieved from https://physiotherapy.ca/sites/default/files/confboard_9626_agingwell_cashc-br.pdf

[2] Milsom, I., Coyne, K.S., Nicholson, S., Kvasz, M., Chen, C.I., Wein, A.J. (2014, January). Global prevalence and economic burden of urgency urinary incontinence: a systematic review. Eur Urol., 65(1), 79-95. doi: 10.1016/j.eururo.2013.08.031

[3] Tsay, T., Shugrue, N., Charles, D., Migneault, D., McManus, R., Gruman, C., & Robison, J. (2021, March 1). Type of HCBS Support Provided Predictive of Frailty Status Change Among Older Participants. Journal of the American Medical Directors Association, 2(3). doi: 10.1016/j.jamda.2021.01.091

[4]  Cameron, I.D., Fairhall, N., Langron, C., Lockwood, K., Monaghan, N., Aggar, C., Sherrington, C., Lord, S.R., Kurrle, S.E. (2013, March 11). A multifactorial interdisciplinary intervention reduces frailty in older people: randomized trial. BMC Medicin, 11(65). doi: 10.1186/1741-7015-11-65

[5] Clegg, A.P., Barber, S.E., Young, J.B., Forster, A., & lliffe, S.J. (2012, February). Do home-based exercise interventions improve outcomes for frail older people? Findings from a systematic review. Reviews in Clinical Gerontology, 22(1), 68-78.  doi: 10.1017/S0959259811000165

[6] Hill, K.D., Hunter, S.W., Batchelor, F.A., Cavalheri, V., & Burton, E. (2015, April 29). Individualized home-based exercise programs for older people to reduce falls and improve physical performance: A systematic review and meta-analysis. Maturitas, 82(1), 72-84. doi:10.1016/j.maturitas.2015.04.005

[7] Tofthagen, C., Visovsky, C., & Berry, D.L. (2012, September). Strength and balance training for adults with peripheral neuropathy and high risk of fall: current evidence and implications for future research. Oncol Nurs Forum, 39(5), E416-24. doi: 10.1188/12.ONF.E416-E424

[8] Mahler, M.P., Züger, K., Kaspar, K., Haefeli, A., Jenni, W., Leniger, T., & Beer J.H. (2008, August). A cost analysis of the first year after stroke - early triage and inpatient rehabilitation may reduce long term costs. Swiss Med. Wkly.,138(31-32), 459-65. PMID: 18690559

[9] Galvin, R., Cusack, T., & Stokes, E. (2009, September). Physiotherapy after stroke in Ireland: a qualitative insight into the patient’s and the physiotherapists’ experience. Int. J. Rehabil Res., 32(3), 238-44. doi: 10.1097/MRR.0B013e32832b083c

[10] Norton, S., Matthews, F.E., Barnes, D.E., Yaffe, K., Brayne, C. (2014, August). Potential for primary prevention of Alzheimer's disease: an analysis of population-based data. Lancet Neurol., 13(8), 788-94. doi: 10.1016/S1474-4422(14)70136-X

[11] Price, N., Dawood, R., & Jackson, S.R. (2010, December). Pelvic floor exercise for urinary incontinence: a systematic literature review. Maturitas, 67(4), 309-15. doi: 10.1016/j.maturitas.2010.08.004