Portrait d’un chercheur de la FPC : Alex Scott pht., Ph. D.

Alex Scott est lauréat de la subvention de recherche commémorative Alun Morgan 2015 en physiothérapie orthopédique.

 

1. Quel est le sujet de votre recherche?

Je voulais savoir comment des tendons en bonne santé réagissent à l’exercice. D’un côté, le surmenage peut provoquer des dommages aux tendons et une tendinopathie. De l’autre, un bon programme d’entraînement peut les renforcer, ce qui peut prévenir les blessures et améliorer la performance pendant les activités sportives et celles de la vie quotidienne.

 

2. Quelles sont vos hypothèses de recherche?

Nous les avons établies conjointement avec mon groupe de recherche et mes étudiants. Nous avons postulé qu’un entraînement isométrique intensif des muscles du mollet trois fois par semaine pendant 10 semaines raidirait le tendon d’Achille, ce qui serait indicateur d’une plus grande capacité à emmagasiner l’énergie.

 

3. Qu’avez-vous découvert?

Nous avons découvert qu’au bout de 10 semaines, le tendon d’Achille est environ 35 % plus raide. Les 14 participants ont tous ressenti une amélioration, sauf un.

Dans le cadre de l’étude, nous avons attribué aléatoirement un programme d’entraînement légèrement différent au tendon droit et au tendon gauche : de longues ou de courtes périodes de repos (10 s ou 3 s entre chaque reprise). Les deux programmes ont raidi tout autant le tendon d’Achille. Les tendons qui avaient été soumis à une courte période de repos entre chaque reprise affichaient une certaine détérioration structurelle à l’échographie. Nous ne savons pas encore ce que signifie cette découverte, mais nous pensons qu’elle serait un signe précoce (et asymptomatique) de surmenage.

 

4. Qu’est-ce que votre recherche a apporté à votre domaine d’étude?

Nous avons démontré qu’il faut tenir compte de la durée des périodes de repos lorsqu’on prescrit des exercices pour la santé des tendons.

 

Le FPC revêt une grande importance pour moi. C'est le seul mécanisme prévu expressément pour financer la recherche canadienne en physiothérapie.

 

5. Que devraient savoir les physiothérapeutes au sujet de vos découvertes?

Au début d’un programme d’exercices, il est important de prévoir une période d’adaptation et de repos pour les tendons. Avec de la persévérance, vous pouvez vous attendre à constater des améliorations notables de la fonction des tendons de vos clients sur une période relativement courte. 

Par exemple, le programme utilisé dans notre étude pourrait être utile aux personnes qui entreprennent un programme de course et veulent éviter les blessures au tendon d’Achille.

Il faut toutefois beaucoup s’investir. Pour acquérir assez de force dans le tendon, le client doit s’exercer le mollet à 90 % de sa contraction volontaire maximale.

 

6. En quoi cette recherche aide-t-elle les Canadiens?

Nous savons tous qu’il est important de rester actif. La course, la marche ou le jogging sont des moyens accessibles d’y parvenir, mais ils peuvent contribuer à des problèmes de surmenage.

Les personnes qui entreprennent un programme de course devraient envisager de parler de prévention des blessures à un physiothérapeute, y compris des exercices pour renforcer les tendons d’Achille.

 

7. Quelle était votre motivation pour réaliser cette recherche? Qu’est-ce qui vous a incité à vous surpasser?

Lorsque j’ai commencé mes études en physiothérapie, j’avais une foule de questions sur ce que fait notre profession. « Est-ce que cette technique fonctionne? Si c’est le cas, pourquoi, et est-ce qu’on peut l’améliorer? »

 

8. Que signifie la FPC pour vous?

La FPC revêt une grande importance pour moi. C’est le seul mécanisme prévu expressément pour financer la recherche canadienne en physiothérapie. C’est également un vote de confiance envers l’importance des travaux de l’ensemble de notre groupe de recherche, particulièrement les étudiants des cycles supérieurs.

 

Pour en savoir plus

 

 

Lorsque vous faites un don à la Fondation de physiothérapie du Canada (FPC), vous aidez des chercheurs canadiens comme

Alex à contribuer à votre profession et à accumuler des preuves sur l’importance d’une démarche de réadaptation active.