Domaine de spécialité clinique : Musculosquelettique

Nombre d’années de pratique dans ce domaine : 35

Secteurs d’intérêt professionnel

Soins à la colonne vertébrale, notamment en ce qui touche les manifestations chroniques ou complexes de même que les problèmes liés au développement, comme la scoliose; interrelations entre les douleurs au dos multifactorielles (rhumatologiques, neurologiques et orthopédiques).

Passe-temps : Tennis, photographie, écriture, cuisine

Que trouvez-vous le plus satisfaisant dans le programme de spécialité?

Je trouve l’Outil de réflexion clinique particulièrement intéressant. En réfléchissant aux moments de ma carrière où de nouvelles avenues se sont ouvertes et aux facteurs qui m’ont poussée à choisir une nouvelle direction, j’ai réalisé que certains professionnels avaient eu plus d’influence sur mon évolution que je ne le croyais. Cette réflexion m’a amenée à prendre contact avec ces personnes pour les remercier de leur générosité. J’ai trouvé satisfaisant de communiquer avec elles et de reconnaître le rôle qu’elles avaient joué dans ma carrière. La préparation au processus d’examen par les pairs a aussi représenté un défi; savoir que je serais interrogée par des collègues au sommet de leur art m’a poussée à me préparer le mieux possible. J’ai consacré du temps aux aspects qui me semblaient les plus faibles, dont le processus d’évaluation de la recherche. Ce travail en profondeur m’a aidée à continuer à évoluer dans les années qui ont suivi ma spécialisation.

 

Non seulement les gens veulent-ils vivre plus longtemps, mais ils veulent vivre mieux. La physiothérapie joue un rôle essentiel à cet égard, et je m’attends à ce que nous contribuions à combler ces besoins dans des domaines comme le traitement du cancer, la santé du vieillissement et la prévention.

Pourquoi avez-vous participé au programme?

J’ai toujours cru que les physiothérapeutes devaient se spécialiser. Je pratique depuis plus de 30 ans, et j’ai vu des physiothérapeutes travailler fort pour acquérir une expertise exceptionnelle et obtenir des titres, mais le public et les professionnels d’autres domaines sont très peu conscients de ces efforts. Tout au long de ma carrière, on a parlé de développer des spécialités; le moment est enfin venu, et je voulais en faire partie.

Où espérez-vous voir la profession dans 25 ans?

Je crois que notre profession évolue et que la spécialisation fait partie de cette évolution. Elle nous aide à affirmer notre confiance en nous en tant que professionnels et à susciter la confiance chez le public et les autres professionnels quant à notre rôle dans le système de santé.

Si nous saisissons cette occasion, je crois que l’importance et la valeur de la physiothérapie dans les soins de santé s’accroîtront au cours des prochaines décennies. Les attentes ont profondément changé en ce qui touche la qualité de vie des personnes âgées, malades ou handicapées. Non seulement les gens veulent-ils vivre plus longtemps, mais ils veulent vivre mieux. La physiothérapie joue un rôle essentiel à cet égard, et je m’attends à ce que nous contribuions à combler ces besoins dans des domaines comme le traitement du cancer, la santé du vieillissement et la prévention.

Selon vous, quel impact aura la spécialisation dans votre domaine?

Je pense que cela aidera le public et nos collègues à prendre conscience que la physiothérapie propose d’autres solutions lorsqu’un client rencontre des obstacles dans son rétablissement. J’ai participé à plusieurs équipes d’évaluation, et j’ai été frappée par la façon dont les candidats contribuaient au rétablissement de leurs clients. Dans leur pratique clinique, ils ont montré qu’ils étaient capables de traiter des cas très complexes aussi bien que de bonifier le processus de rétablissement dans des cas où il semblait s’agir au début d’une simple blessure.

Quelle est la valeur du programme de spécialité pour les candidats?

Pour moi, il s’agit d’un moment de réflexion et de consolidation. Selon l’étape où on en est dans sa carrière, le programme peut également aider à orienter la suite de l’évolution.

Je donne aussi mon appui à ce titre parce que je le vois comme une chance pour les physiothérapeutes d’aider à promouvoir la croissance de la profession. Une fois que nous aurons obtenu le droit de nous désigner comme spécialistes dans toutes les provinces, ce titre montrera au public et aux autres professionnels le niveau d’excellence que beaucoup d’entre nous ont travaillé si fort à atteindre.

Avez-vous fait appel à votre réseau de spécialistes, et comment?

J’ai communiqué avec les membres de mon réseau de spécialistes pour m’aider à résoudre certains de mes cas les plus complexes. Mes clients ont des préoccupations de tous ordres, et le fait de pouvoir communiquer avec des spécialistes cliniques d’autres secteurs, comme l’oncologie ou la neurologie, me permet de profiter de leur vaste expérience. Cela m’a également aidée à établir des liens avec différentes pratiques orthopédiques au Canada et à maximiser mon rôle dans les soins aux clients.

Quels facteurs importants faut-il prendre en compte lorsqu’on souhaite faire une spécialité clinique?

Je pense qu’il est vraiment important de reconnaître qu’il n’existe pas un seul chemin pour en arriver à une spécialité. L’un des principaux éléments de l’obtention du titre de spécialiste, c’est de faire la démonstration d’un processus de réflexion cohérent qui relie tous les éléments cliniques. Ce ne sont pas seulement les connaissances ou les réalisations qui comptent, mais aussi la façon dont on les applique.

Quelles compétences avez-vous acquises ou améliorées pendant le processus de spécialisation?

Mon cheminement vers la spécialisation a été sinueux, mais il m’a permis de comprendre dans quelle direction je voulais aller et comment je pouvais aider d’autres professionnels à trouver leur propre voie.

Quel conseil donneriez-vous aux candidats qui s’engagent dans le processus de spécialisation?

Il est important de se pencher sur les aspects évalués et de passer en revue ses compétences dans chacun de ces secteurs, mais sans se laisser intimider par les exigences. Étudiez soigneusement le processus, car le titre reconnaît de nombreux éléments différents, et chaque personne est forte dans certains domaines plus que dans d’autres.

Quel impact a le titre de spécialiste sur vous et votre carrière?

Le titre de spécialiste est un motif de fierté. Il témoigne de la passion que j’ai toujours eue pour le perfectionnement professionnel. Il fait aussi passer le respect et la crédibilité à un niveau supérieur pour une partie de mon travail, aussi bien en clinique que dans mes domaines d’expertise.

Formation

Baccalauréat ès sciences (physiothérapie) avec distinction, 1980, Université de l’Alberta

Travaux et distinctions

Propriétaire et directrice clinique de la Orthopaedic Therapy Clinic depuis 28 ans. Pratique privée en orthopédie
Témoin expert reconnue par la Cour supérieure de justice de l’Ontario et l’Ordre des physiothérapeutes de l’Ontario
Chargée de cours auxiliaire à l’Université de Toronto, Département de physiothérapie
Présidente désignée du comité des prix de l’ACP
Cofondatrice du réseau Spine Therapy Network
Reconnue depuis plus de 10 ans comme formatrice influente en physiothérapie par l’Institut de recherche sur le travail et la santé​